Dans la rue le 1er mai

On vous annonçait dans notre précédent message qu’on lancerait quelques festivités pour la fin de l’Étincelle. La première sera la participation active, bruyante et dynamique au cortège du 1er mai, journée internationale de lutte des travailleuses et des travailleurs.
Alors venez donc rejoindre le cortège de l’Étincelle! N’hésitez pas à vous munir de vos plus beaux carillons, kazoo et autres petits (ou gros) objets bruyants !

RDV 10h30 place Imbach Samedi prochain !

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De petite étincelle naît souvent grand feu

Le bruit circule sans doute déjà beaucoup trop. L’Étincelle s’arrête. Non ce n’est pas une nouvelle tentative pour vous toucher afin de vous faire revenir et vous demander de l’argent! C’est une décision mûrement réfléchie. On vous explique ici très vite d’où l’on vient et pourquoi on part. Parce que ça nous semble important d’être transparent·e.s,  que ça fait partie de l’histoire de l’Étincelle de tout mettre sur la table et de ne rien cacher sous le tapis.

Le 26 rue Maillé
L’histoire de l’Étincelle, vous êtes nombreuses et nombreux à la connaître. À la sortie du mouvement social de décembre 1995 des militantes et militants décident de se lancer dans l’aventure d’un local associatif, militant, convivial et autogéré. En 1996 un local,  au 26 de la rue Maillé, est loué. Après quelques mois de travaux, l’Étincelle ouvre ses portes au public pour la première fois en février 1997. L’aventure était lancée.On pourrait difficilement citer toutes les organisations, toutes les assos, tous les collectifs, qui ont à un moment ou à un autre fait partie de l’Étincelle et tout aussi difficilement résumer toutes les activités qui y ont eu lieu depuis sa création: des projections, des concerts, des repas de soutien, des expos, des débats, des engueulades, des soirées dansantes, des festivals, des conférences, des ateliers divers et variés (de la réparation de vélo à la couture, en passant par l’informatique et le self-defense, etc.). Franchement on laisse le soin à d’autres de faire dans l’exhaustivité, nous, ce qu’on sait c’est qu’il s’en est passé des choses à l’Étincelle. Et qu’on a toutes et tous des souvenirs plein la tête. Et on imagine que vous aussi (enfin on espère!).


Du changement à l’insu de notre plein gré
Tout allait bien pour l’Étincelle (enfin aussi bien qu’un local associatif, militant, alternatif et autogéré puisse aller) jusqu’à ce qu’on apprenne au milieu des années 2000 que notre propriétaire avait décidé de mettre les voiles et que la mairie était devenue propriétaire du bâtiment. Assez vite la menace d’expulsion a plané au-dessus de nous. Imaginez-vous bien que l’Étincelle a passé plus de temps à être menacée d’expulsion qu’à être tranquille dans son petit local à faire sa vie. Vous vous doutez bien que cette situation de précarité a pesé et pèse encore aujourd’hui sur celles et ceux qui se sont échigné·es à faire vivre le lieu. Construire sans savoir si dans 3 mois, 6 mois, 1 an, l’aventure s’arrête, on vous assure qu’il y a plus confortable… À force de combats et d’âpres négociations nous avons fini par obtenir de la ville d’Angers une convention d’occupation des lieux. Mais cette convention était précaire et renouvelable tacitement tous les 3 mois (1).


Au cœur de la gentrification
On était bien conscient·es d’être dans un quartier qui n’allait pas rester tel qu’il était pendant longtemps. Surtout qu’en face, les pouvoirs municipaux nous vendaient à tour de bras une rénovation « humaine » du quartier. Oui l’Étincelle allait être rasée mais c’était pour construire une école. Et puis non, on abandonne l’école on va construire un centre pour accompagner des personnes en situation de handicap. Vous comprendrez que pour nous c’était compliqué de gueuler et de dire « non nous on est contre les écoles on veut rester là »… Comme beaucoup d’habitant·es du quartier on s’est donc tranquillement fait endormir pendant quelques années. Jusqu’au jour où, la mairie étant retombée dans l’escarcelle de la droite comme on dit sur BFM TV, on a appris que les projets de bâtiments collectifs et avec une certaine utilité sociale avaient été abandonnés au profit de la construction de logements dont le prix au m2 est loin d’en faire des logements accessibles à toutes et tous. Pour le dire vite: on détruisait l’Étincelle (et une grande partie de l’îlot Thiers-Boisnet) pour y construire des logements chers.
Évidemment à elle toute seule l’Étincelle n’a pas pu empêcher la gentrification du quartier. Finalement acculée, sans trop de solution (vous vous doutez qu’avec tous ces bouleversements sociaux il est devenu économiquement très, très compliqué de trouver un local pour accueillir l’Étincelle dans le centre-ville d’Angers, surtout quand on n’a pas le soutien de nos amis de bonne famille comme les autres mange-morts de l’Alvarium.
Nous avons fini par recevoir la décision qui planait au-dessus de nos têtes depuis tant d’années. En juillet 2017 nous devions quitter les lieux. Si vous saviez comme on a rit quand on a fait les premiers entretiens avec la mairie, tout incapables qu’ils étaient de retrouver la trace des conventions qu’on avait signées depuis tant d’années. On a même eu le droit au poncif éculé: « non mais vous n’aurez rien vous êtes un squat ». Ah bon monsieur l’adjoint au maire, un local avec une convention signée par la mairie c’est un squat?? Ils ont bien du se rendre à l’évidence que nous avions toujours occupé les locaux de bon droit. Mais il a quand même fallu montrer les dents pour obtenir de la mairie un relogement. Un beau cortège de l’Étincelle, le 1er mai 2017 avait particulièrement courroucé les édiles locaux. Les articles dans la presse locale qui relataient notre histoire ne leur avaient pas beaucoup plu non plus. 

Ça déménage
Alors dans sa grande mansuétude (non) la mairie d’Angers a fini par nous proposer des locaux pour nous reloger. Et là on a une nouvelle fois ri jaune (on vous dit qu’à l’Étincelle on se marre tout le temps). Entre une maison en ruine à Trélazé, un local voué à la destruction avenue Pasteur, on en a visité des belles bouses. Et puis est arrivé le local du Boulevard du Doyenné. Certes on s’éloignait du centre-ville. Mais on gagnait des fenêtres (ah oui pour celles et ceux qui n’ont pas connu le local de la rue Maillé, il n’y avait AUCUNE fenêtre…), un jardin, un espace de stockage relativement important. Il y avait des places pour stationner (on pensait à nos camarades qui avaient fait le choix du retour à la terre), on n’était pas loin du Chabada, il y avait la Cité des assos à côté. Ça semblait pas totalement déconnant et c’est franchement de loin (mais genre très loin) le moins pire que ce que la mairie nous avait proposé. Bon on vous cache pas qu’ il a encore et toujours fallu batailler pour obtenir ce qu’on voulait. Mais on a fini par signer une convention d’occupation(2) en juillet 2017. Après un déménagement non sans émotions (parce qu’on l’aimait quand même notre vieille grotte sans fenêtres), quelques mois de travaux, on inaugurait la nouvelle Étincelle en février 2018. Tout en essayant de ne pas être top naïf·ves, les échanges avec nos interlocuteurs et interlocutrices de la ville laissaient à penser qu’on allait pouvoir rester là un bon moment.Alors on s’installe, on continue notre petit bonhomme de chemin. On remarque quand même que beaucoup ne nous ont pas forcément suivi jusqu’au boulevard du Doyenné. Ou alors ce qu’on proposait plaisait moins. La fréquentation a commencé gentiment à diminuer. Mais on arrivait quand même toujours à trouver l’énergie pour organiser des trucs et il y avait quand même un peu de monde pour venir remplir la salle. Financièrement c’était pas la fête non plus et il a plusieurs fois fallu tirer la sonnette d’alarme.


Passer à autre chose
Et puis on a quand même commencé à se fatiguer. C’était pas nouveau à l’Étincelle de se poser des questions sur l’avenir du lieu, sur les difficultés à le faire vivre de manière autogérée. Mais là on peinait à trouver l’énergie pour se réinventer une nouvelle fois. Le renouvellement générationnel qui avait toujours été opérant à l’Étincelle était visiblement en panne. La faute à quoi? La faute à qui? Nous on a plein d’explications, mais on pense pas que ça soit très utile de les lister ici.Vous nous mettez par là-dessus une petite pandémie qui nous impose une fermeture au public depuis plus d’un an… Et puis cerise sur le gâteau on reçoit dans notre boîte aux lettres un avis d’expulsion de la part de la mairie pour juillet 2021, qui nous invite « à chercher un nouveau local par [nos] propres moyens ». Exit donc la politique de la ville qui disait que quand elle expulse une association qui est dans des locaux qui lui appartiennent elle doit la reloger. En même temps vu comment sont traitées d’autres associations hébergées par le ville on ne va pas non plus s’étonner (n’attendez pas de nous qu’on cite de nom on veut pas porter la poisse aux camarades qui sont déjà dans la mouise mais vous savez qu’on vous met pleins de cœurs sur vous comme disent les jeunes vieux).
Alors face à cette situation plusieurs opportunités s’offraient à nous. Nous avons d’emblée écarté de nouvelles négociations avec la mairie. Nous ne voulions plus rien avoir à faire avec ces gens.On aurait pu chercher un nouveau local. Mais là financièrement ça n’était pas tenable. Et puis comme on l’a dit plus haut, on commence sérieusement à fatiguer et on pense que le projet s’essouffle. Alors on a décidé de mettre un terme au projet Étincelle. Voilà c’est écrit. Ça fait bizarre, vous vous en doutez. Quand on a pris la décision, au consensus, il y a quelques mois, il y a eu quelques secondes de flottement, une certaine émotion dans la salle. Mais plutôt que de continuer à maintenir un projet à bout de bras, on a préféré se saborder en pleine gloire. On est un peu les Beatles de l’autogestion. Sauf que nous on a tenu plus longtemps. 24 ans c’est pas rien pour un local autogéré comme l’Étincelle, dans une petite ville comme Angers…


On sera encore là.
Évidemment c’est triste. Mais que nos détracteurs ne se réjouissent pas trop vite, on ne va pas en rester là. Les membres de l’Étincelle vont continuer à s’investir partout où ça embête les puissants et les dominants. Partout où on se bat pour l’égalité, pour l’émancipation, contre toutes les formes d’oppression et d’exploitation.
-Le collectif émancipation continuera à lutter contre le patriarcat.
-Le collectif Hé-la continuera de s’engager dans les combats afro-féministes.
-Le Réseau angevin antifasciste (Raaf) continuera de se battre contre les extrêmes droites.
-Kitchen talks continuera d’organiser des concerts et de faire de la délicieuse bouffe vegan et ainsi soutenir les assos et collectifs de luttes.
-Donnez moi du feu continuera de soutenir la contre-culture en ambiançant vos soirées et en organisant des concerts.
-La Confédération National du Travail (CNT) continuera d’être un syndicat de combat.
-L’Union communiste libertaire (Ucl) continuera de se battre pour le communisme libertaire (logique).
-Le Ravitaillement alimentaire autonome reseau d’entraide (Raare) continuera de faire pousser la contestation à Angers et alentours.
-L’Assemblée de lutte pour le logement (que certain·es nomment aussi comme une constellation) continuera de se battre pour que chacun et chacune puisse vivre décemment sous un toit.
-Les Nuits Bleues continueront de faire vivre leur librairie militante et subversive au 21 de la rue Maillé.

Des projets d’ouvertures de nouveaux locaux sont déjà dans les cartons, vous serez au courant très bientôt.


Merci, salut!
Nous avons une belle pensée pour toutes celles et tous ceux qui sont venu.e.s faire vivre l’Étincelle: groupes, musicien·nes, conférenciers·ères, artistes, etc. Merci de nous avoir aidé·es à faire de l’Étincelle ce qu’elle a été: un lieu alternatif et convivial pendant tant d’années. Merci enfin à toutes celles et tous ceux qui, pour un mois ou pour 24 ans, ont adhéré à l’Étincelle et ont ainsi participé à la faire vivre.Vous vous en doutez bien, ce n’est pas dans notre habitude d’être discret·es. On partira pas sur la pointe des pieds, soyez en certain·es. On a plein d’idées pour partir en beauté, une sorte de feu d’artifice étincellant. Mais bon pour l’instant, comme tout le monde, on doit prendre notre mal en patience. Mais ça va être bien, croyez nous!


À bientôt dans une autre vie.


Les fossoyeurs et fossoyeuses de l’Étincelle


(1)Souvenons-nous quand même qu’à cette époque la mairie était encore dirigée par le Parti socialiste. Alors aujourd’hui quand celles et ceux qui étaient au pouvoir hier s’étonnent du sort qui est fait à l’Étincelle par la majorité de Béchu, désolé, mais nous on rigole jaune.

(2) parce qu’on sait que ça intéresse beaucoup certains du côté de la rue du Cornet, nous n’avons jamais reçu aucune subvention de la mairie. Nous payons au mois la somme de 162,61€ qui correspond aux fluides (eau, électricité, gaz). Si vous voyez apparaître l’Étincelle, ou plutôt l’Association culturelle alternative, dans la liste des bénéficiaires de subventions que la mairie met en ligne chaque année, c’est que cette dernière transforme la mise à disposition du local en monnaie sonnante et trébuchante. Après, savoir comment est calculée cette somme (9511€sur l’année 2020 par exemple) a toujours été pour nous un mystère.

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Et ça continue encore et encore…

Dans la nuit de samedi 27 à dimanche 28 mars dernier, l’Étincelle a encore subi des dégradations : une porte vitrée a été violemment brisée comme le montre les nombreux dégâts(voir les photos ci-dessous). 

Personne n’est rentré, mais la liste de dégradations commence à être longue. À croire que nous avons vraiment des ennemi.e.s dans la ville. 
A noter, et c’est sans doute un hasard, samedi soir, une soirée regroupant des nationalistes radicaux a eu lieu dans le centre ville d’Angers.

C’est une nouvelle occasion pour nous de prendre des nouvelles de l’enquête suite aux violentes dégradations de février https://etincelleangers.wordpress.com/2021/01/21/lextreme-droite-montre-une-nouvelle-fois-son-vrai-visage/
Le fait est que ça n’avance pas bien vite alors que de nombreux éléments permettent d’identifier les auteurs. Encore faudrait-il que tout le monde joue le jeu, pouvoir public compris, ce qui est loin d’être le cas visiblement…

Nous ne réitérerons pas cette expérience ce coup-ci, mais laissons la propriétaire du lieu, la mairie d’Angers, faire ce que bon lui semble.

Cette énième attaque est l’occasion, par ailleurs, de réinterroger la complaisance de la mairie vis-à-vis des faits et gestes de militant·e·s de l’extrême-droite locale et de leur local.Nous nous demandons quelle étape supplémentaire devra être franchie pour obtenir une réaction de la mairie d’Angers. (Rappelons au passage que la première fenêtre cassée en février n’a à ce jour pas été changée, mais a été remplacée par une simple planche de bois cloutée).

Nous ne désespérons pas de pouvoir vous retrouver très vite dans les locaux, avec de vraies fenêtres à la place de planches de bois (sont-ce les prémices de notre futur cercueil? 😉 ).

Si la lassitude de voir nos locaux dégradés nous pèse, notre colère, elle, est intacte.

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Soutien à la librairie lyonnaise la Plume noire

Ce samedi 20 mars la librairie militante la Plume noire située dans le quartier de la Croix-Rousse a Lyon a subi une attaque de la part de fascistes et de néo-nazis (le communiqué du groupe UCL de Lyon qui gère cette librairie est disponible ici et ci-dessous). Fort heureusement la casse n’a été que matérielle.

L’Étincelle apporte tout son soutien à la Plume noire et à ses membres. À Angers, à Lyon, comme ailleurs, l’extrême droite se sent pousser des ailes. Elle ne craint plus d’attaquer à 50 une librairie en pleine journée. Elle ne craint plus d’attaquer des locaux associatifs et à y faire un autodafé.

À Angers, à Lyon, comme ailleurs, la mobilisation antifasciste existe et doit se poursuivre sans relâche. L’Étincelle, ses militant·es et les collectifs membres continueront le combat contre le fascisme, contre l’extrême droite, tant qu’il le faudra.

Une campagne de dons sera lancée prochainement. L’Étincelle y participera à hauteur de ses moyens et vous invite évidemment à faire de même (nous vous communiquerons les informations dès qu’elles seront en notre possession).

La solidarité est notre arme.


Communiqué suite à l’attaque par les fascistes contre la Plume Noire

Notre librairie, la Plume Noire située au 8 rue Diderot, a été de nouveau la cible d’une attaque perpétrée par une cinquantaine de fascistes masqués et armés. Celle-ci s’est déroulée à 14h ce 20 mars à l’ouverture de la permanence de notre librairie mais aussi de celle de l’association PESE pour les collectes de produits de premières nécessités.

Notre librairie, la Plume Noire située au 8 rue Diderot, a été de nouveau la cible d’une attaque perpétrée par une cinquantaine de fascistes masqués et armés. Celle-ci s’est déroulée à 14h, ce 20 mars, à l’ouverture de la permanence de notre librairie mais aussi de celle de l’association PESE pour les collectes de produits de premières nécessités. Moins de 10 personnes se trouvaient à l’intérieur au moment de l’attaque. L’attaque a été lâche, violente à l’image de l’extrême-droite lyonnaise. Il n’y a eu heureusement que des dégâts matériels et nous espérons que les personnes présentes se remettront vite de cette attaque.

Il n’y a aucun doute sur l’origine de l’attaque : il s’agit bien de l’extreme-droite lyonnaise notamment identitaire alliée aux holligans nazis du stade. Les chants qui se retrouvent sur certaines vidéos, le salut nazi ne laissent pas de place aux doutes. Cette agression est forcément à mettre en lien avec la dissolution de Génération Identitaire et notre demande avec d’autres organisations de la fermeture de leur local la traboule et de leur salle de sport l’Agogée.

Par contre, nous sommes une nouvelle fois étonné.es (en réalité pas tant que ça) de la facilité avec laquelle 50 fascistes cagoulés et armés peuvent traverser plusieurs quartiers de la ville, attaquer un local à 14h un samedi et repartir sans être inquiétés par les autorités. Nous avons même eu écho des forces de police que le groupe de 50 avait été suivi via les caméras de surveillance mais pas interpellé car les effectifs n’étaient pas assez nombreux!

Comme en 2016 et comme en décembre 2020 (agression de bénévoles de Pese devant la Plume Noire), une plainte a été déposée. Nous n’espérons rien de celle-ci mais elle était nécessaire pour rouvrir le plus vite possible.

Nous sommes toujours debout, nous ne renoncerons pas à nos luttes, nous continuerons à diffuser nos idéaux notamment à travers notre librairie La Plume Noire. Nous continuerons à réclamer la fermeture des locaux fascistes notamment ceux des identitaires. Nous vous tiendrons rapidement au courant de ce que nous envisageons comme réponse politique à cette attaque.

A très vite dans les luttes! No Pasaran!

Ucl Lyon, le 20 mars 2021


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hé 2021! Tu crains!

Alors que l’année 2021 commence sur les chapeaux de roue pour l’Étincelle, où la désinformation et les petites phrases se multiplient, nous avons tenu à prendre le temps d’exposer les faits et de donner notre point de vue sur la situation. Espérons que ces quelques lignes permettront à celles et ceux qui le souhaitent d’approcher un peu plus de la vérité. Pour les autres, nous ne pouvons malheureusement plus grand-chose. Ce texte se veut notamment une réponse aux articles de presse parus suite au conseil municipal du 25 janvier dernier.

  • Pourquoi sommes-nous dans des locaux de la mairie?

Avant de déménager en 2017, l’Étincelle était installée historiquement rue Maillé. Ça tout le monde le sait. Ce que tout le monde sait aussi c’est que la mairie a acquis le bâtiment dans le cadre d’un projet de « réaménagement du quartier ». À la place on devait voir pousser une gentille petite école. Ce projet a très vite disparu pour laisser la place à un splendide projet immobilier… Bref, la gentrification n’est pas le projet qui nous préoccupe aujourd’hui (enfin pas que). 


Avant le déménagement, la mairie a donc proposé à l’Étincelle comme il était de coutume à l’époque, de la reloger dans des bâtiments lui appartenant. Il va sans dire que cette proposition a fait l’objet de moultes discussions au sein de nos collectifs. Mais le fait de disposer d’un local nous permettant, pendant un temps, de poser nos valises et de pouvoir réfléchir à l’avenir l’a emporté sur le reste. Nous n’avons jamais été dupes de ce relogement de la mairie. Même si nos interlocuteurs et interlocutrices de la mairie nous faisait miroiter la possibilité de pouvoir occuper ses locaux pendant plusieurs années, nous savions toutes et tous qu’à la première occasion la mairie allait tout faire pour nous mettre à la porte.


Le fait est que les relations avec la mairie, depuis notre arrivée boulevard du Doyenné n’ont jamais été simples. Mais les derniers mois nous ont montré la volonté des institutions municipales de contribuer au pourrissement de celles ci. L’attaque des néonazis le 11 janvier dernier a signé le paroxysme de ce « foutage de gueule » municipal.


Après 10 jours de silence, lors du conseil municipal du 25 janvier dernier, le maire Christophe Béchu a daigné s’exprimer au sujet des attaques de l’extrême droite sur notre local associatif (nous considérons le tweet laconique de la ville d’Angers sur un sujet aussi important qu’un saccage aux symboles nazis, comme une erreur de communication, ou alors est-ce à mettre sur le dos de la cyberattaque qu’a connue la ville ?). Pour rappel, si la revendication de l’attaque du lieu n’était pas encore connue au moment où nous avons informé la mairie, propriétaire des locaux, nous ne lui avons pas caché la présence de signes fascistes et nazis tagués sur le lieu à plusieurs reprises ces dernières semaines. Cela n’a pas semblé être un détail important à ce moment. Aucune constatation n’a été faite par les services municipaux. Comme toute dégradation habituelle, il nous a simplement été demandé de faire un « mairie 5/5 » afin de faire réparer les fenêtres…

  • Non, nous ne sommes pas le miroir de l’extrême droite

La mairie d’Angers nous renvoie dos à dos avec les fascistes et les néonazis. Cela ne nous étonne pas et une fois encore, l’argument « les extrêmes se rejoignent » est brandi pour amoindrir les faits. L’assimilation d’un lieu militant pour l’émancipation à un groupe nationaliste faisant des saluts nazis est plus que violente, pour nous, mais aussi pour toute personne sachant vraiment de quoi l’Histoire est faite. 


Dans le même temps Christophe Béchu se félicite que l’extrême-droite fasse des scores aussi faibles lors des élections. Mais comment s’en étonner lorsque l’on sait qu’une partie des idées d’extrême droite sont déjà au pouvoir ? Pas besoin d’une extrême-droite homophobe et sexiste quand on dispose dans son conseil municipal d’élu·es qui refusent de célébrer des mariages entre personnes de même sexe, ou quand on fait retirer une campagne de prévention où l’on voit deux hommes s’embrasser. Pas besoin d’une extrême droite anti-immigration quand on fait la chasse aux réquisitions permettant de loger des personnes à la rue quelle que soit leur situation administrative. Pas besoin d’une extrême droite sécuritaire quand on installe des caméras de surveillance à tous les coins de rue, qu’on arme et qu’on augmente les pouvoirs de la Police municipale.
Mais nous allons trop vite en besogne, nous sommes « une association politique » comme le dit le maire d’Angers. Fait-il de la politique, lui qui court sans succès depuis des années derrière un poste ministériel ? Non lui, il administre notre ville comme un leader de start-up. Il tente par tous les moyens de donner à Angers l’image d’une ville bien sous tout rapport. Une ville où il fait bon vivre quand on a les moyens de gagner décemment sa vie.

  • Notre combat ne s’arrêtera pas

Enfin, vous apprendrez par cette dernière déclaration de Christophe Béchu, qu’une nouvelle fois, l’Étincelle est sur la sellette. La mairie nous a fait part d’un courrier en juillet 2020 nous demandant de quitter les lieux en juillet 2021. Nous sommes « invité·es » à nous reloger nous-mêmes. En toute transparence, suite à ce courrier, de nombreuses prises de contact ont été lancées afin d’obtenir des explications auprès du service concerné. Nous n’avons à ce jour obtenu aucune réponse (7 mois de silence), et découvrons dans la presse que ce départ forcé est bel et bien confirmé. Il est grand temps de réagir face à la politique plus que délétère de la mairie vis-à-vis du milieu associatif angevin. 


Pour rappel, depuis plusieurs mois, l’Association des Jeunes de la Roseraie subit la même pression de la part de la Ville. Pour avoir la paix, peut-être faut-il clairement afficher des idées d’extrême-droite à l’image de l’Alvarium, qui s’il n’est pas locataire de la Mairie, bénéficie d’une tranquillité plus que questionnante. La liste des derniers événements affiche clairement la complaisance de la mairie avec l’extrême droite : absence totale de réaction suite à l’attaque néonazie de notre lieu, expulsion de la Grande Ourse, tentative d’expulsion de l’Étincelle, annonce sur la récupération de notre local par la Ville. Belle image pour une soi-disant douceur angevine. 


Merci encore à tous les soutiens exprimés envers l’Étincelle. Ce sont parfois les plus discrets les plus sincères. Certain·es élu·es ont vite oublié leur attitude vis-à-vis de l’Étincelle et lieux réquisitionnés quand ils et elles avaient l’occasion de les soutenir publiquement (oui parce qu’au passage, tous les beaux messages de soutien de l’opposition sont très vite parvenus jusqu’à la presse, mais nous les attendons toujours dans notre boîte aux lettres…). La mairie d’Angers peut bien nous expulser de notre local et ainsi accomplir l’un des vœux les plus chers de l’extrême-droite locale. Nous, militantes et militants de l’Étincelle et d’ailleurs ne disparaîtrons pas. Les idéaux que l’Étincelle a porté depuis 1997 ne disparaîtront pas. Pour la liberté, pour l’égalité, pour l’émancipation, nous continuerons à nous battre avec acharnement tant qu’il le faudra.

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Samedi 30 janvier – Rassemblement contre l’extrême droite et le virage autoritaire du pouvoir: justice, égalité, émancipation

L’Étincelle, avec le soutien de nombreuses organisations et collectifs, appelle à un rassemblement samedi 30 janvier à 14h Place du Ralliement à Angers.

Ce rassemblement a pour objectif de faire entendre notre révolte contre l’attaque néonazie dont notre local a été victime. Mais nous n’oublions pas que cette attaque se déroule dans un contexte de plus en pesant, à Angers comme ailleurs. Des attaques contre les droits des personnes LGBTIQ+, à la répression des mouvements sociaux et le durcissement des lois sécuritaires, en passant par l’expulsion de réquisitions pour loger des personnes sans domicile fixe, les raisons de se mobiliser et de faire entendre notre colère ne manquent pas.

L’ambiance sur Angers est à l’image de ce que pourrait être ce début d’année 2021 pour tout·es : particulièrement lourde et sombre. Dans un contexte de crises sociale, sanitaire, écologique et économique, les forces réactionnaires tentent de tirer les marrons du feu. Les rues se fascisent : les milices s’affichent maintenant, ouvertement, comme néonazies. Le pouvoir se durcit, il se bunkerise et sort les dents et les griffes pour expulser foyers de contestations, réprimer les militant·es, et traiter de manière particulièrement dure les plus vulnérables d’entre nous.

A quelques jours de l’attaque par des néonazis du local de L’Etincelle, de l’expulsion de la Grande Ourse, des coups de pressions municipaux, et, tout récemment, de la convocation à la police d’un militant pour avoir « organisé des manifestations non autorisées » nous appelons à venir massivement se rassembler et converger sur Angers le samedi 30 janvier. Car cette date n’est pas anodine…

Samedi 30, en effet, la Manif pour tous lance un appel régional à rassemblement : s’opposant depuis toujours contre le projet de loi bioéthique (PMA) et le mariage pour tou·te·s, au service d’institutions qui voudraient nous voir disparaître, haineuse de nos identités et de nos sexualités. 

Côté Pile : Face à l’extrême-droitisation des rues

Angers, on le sait, est un point chaud pour les identitaires et l’extrême droite radicale en France. Depuis plusieurs années, leur local, l’Alvarium, sert de lieu de rencontre pour bon nombre  de fachos de l’Ouest de la France (et même d’ailleurs). Malgré des manœuvres politiciennes, depuis longtemps démasquées, pour camoufler une idéologie de plus en plus dure, il est clair que ce local sert à la diffusion d’idées et de pratiques fascistes. En témoignent notamment les liens clairs avec la page Telegram néonazie Ouest-Casual, sur laquelle postent régulièrement les « nationalistes Angevins ». C’est sur cette page qu’a été revendiqué le saccage de l’Etincelle, où les « militants » arborent le crane Totenkopf, symbole de la 3eme division SS, particulièrement investie dans les camps de concentration et d’extermination du 3ème Reich.


Se rassembler le 30 janvier, c’est aussi s’opposer au retour de la Manif pour Tous, qui appelle à converger régionalement sur Angers. Mouvement qui historiquement travaille contre l’égalité des droits pour les personnes LGBTQI+, on sait aussi que c’est un « mouvement social » à l’intérieur duquel les identitaires les plus nauséabonds en profitent pour gagner du terrain, et embarquer de plus en plus de personnes dans leurs dynamiques. C’est d’ailleurs le point de départ de la trajectoire de radicalisation de plusieurs de leurs militants et militantes. La Manif pour Tous n’est que le symptôme crasse d’un ordre heterocispatriarcal, blanc et bourgeois, qui s’attaque directement aux identités queers et à toutes les femmes. Trans, pd, gouines, féministes, ne leur laissons pas la rue le 30 : rappelons leur que nous sommes fort·es et fier·es, et que les LGBTQI+ /féministes ne marchent pas dans la complaisance sournoise de Béchu et ses élus. Rappelons-leur que face à la LMPT, face aux institutions, nous exigeons le respect des corps et des identités queers, et que nous continuerons de revendiquer la PMA pour tou·te·s.


Côté Face : Face au durcissement du pouvoir policier et préfectoral

Mais ce n’est pas simplement cette fascisation des rues qui constitue le signe fort de ce à quoi nous devons nous préparer pour 2021. L’exécutif, incarné dans le durcissement des postures préfectorales et policières, montre une tendance inquiétante. Au niveau national, la loi Sécurité Globale entend enrayer toute forme de contestation, en généralisant l’usage de drones de surveillance, en renforçant l’impunité policière et en diminuant la capacité des citoyen·ne·s à renseigner les violences policières. 


A l’échelle locale, nous avons assisté à deux reprises, au mois de décembre et janvier, à des faits jamais vus dans notre département : deux expulsions en pleine période hivernale – quelques temps après le décès d’un SDF dans nos rues. Mais c’est un mouvement que les ministères du Logement, de l’Intérieur et de la Justice assument nationalement, en appelant les préfets à faciliter les « expulsions forcées », et ce, période hivernale ou non.

Enfin, c’est un signe tout aussi inquiétant qui emporte l’urgence absolue de manifester samedi : alors que dans tous les textes internationaux, le droit de manifester est sacralisé, et ne peut en aucune cas faire l’objet d’une autorisation, un militant est convoqué cette semaine car il est suspecté d’avoir « organiser une manifestation non autorisée ». Nous sommes face à une fascisation claire du pouvoir.
Bonus : et la mairie, dans tout cela ? 

Alors qu’elle aurait du dénoncer le plus vivement et le plus rapidement possible le saccage de l’Etincelle, alors qu’elle aurait du déposer plainte immédiatement après l’attaque néonazie, alors qu’elle s’entête à ignorer la question du logement sur Angers, et qu’elle s’amuse à renvoyer dos à dos des personnes qui revendiquent un monde plus juste à ceux qui fantasment sur les brigades d’extermination du 3ème Reich, elle a préféré, vendredi dernier, mettre un coup de pression à grand renfort policier aux militant·e·s de l’Etincelle qui avait décidé de porter assistance aux expulsé·e·s de la Grande Ourse.


Nous ne nous satisfairons pas de cette dérive générale.
Toutes et tous à Angers place du Ralliement le 30 janvier à 14h.

Appel à l’initiative de plusieurs collectifs et militant·e·s  angevin·e·s (en concertation avec le collectif Queer autonome et écrit à plusieurs mains, par des militant·e·s issu·e·s de collectifs antifascistes, LGBTQI+, autonomes, féministes, syndicalistes, anticapitalistes ou militant pour le droit au logement)

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Coup de pression municipal: un drôle de timing

Alors que notre local a été la victime d’une attaque de la part de néonazis, alors que la Grande Ourse a été expulsée et ses habitant·es jeté·es à la rue, la mairie d’Angers continue de mettre la pression sur celles et ceux qui s’opposent à l’extrême droite.Hier vendredi 22 janvier, en fin de matinée, la Police municipale a été envoyée à l’Étincelle pour des raisons soi-disant administratives. En réalité l’objet de cette visite imposante (comme en témoignent la photo montrant le nombre de policiers municipaux et nationaux mobilisés) n’était autre que de mettre la pression sur les militant·es de l’Étincelle, solidaires de la Grande Ourse. Oui nous prêtons une partie de notre local à nos camarades de la Grande Ourse pour y entreposer une partie des affaires qu’ils et elles ont du déménager en catastrophe jeudi matin.

Par ailleurs, l’attitude de la mairie et des pouvoirs publics, préfecture en tête, dans le cadre de l’attaque que nous avons subie nous interroge. Nous avons le sentiment que tout n’est pas mis en œuvre pour retrouver les auteurs de cette attaque, alors que nous avons apporté un certain nombre d’éléments concrets aux enquêteurs.
Pire, la réaction de la mairie qui, dans un tweet laconique, semble nous renvoyer dos à dos avec les néonazis et ne condamne que du bout des lèvres en usant le qualificatif de « cambriolage » ce qui est en réalité une attaque politique contre notre lieu, nous révolte.

Nous sommes aujourd’hui plus que jamais en droit de s’interroger sur ce que que font la mairie, la préfecture et la justice contre la montée en puissance de l’extrême droite radicale dans notre ville. Le silence complaisant des institutions est assourdissant. Il est grand temps que tout cela cesse.

Afin de préparer la riposte notez déjà dans votre agenda que l’Étincelle les collectifs et associations qui la composent, ainsi que de nombreuses autres structures lancent un appel à rassemblement samedi 30 janvier prochain. Le lieu et l’heure vous seront communiqués ultérieurement.

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L’extrême droite montre (une nouvelle fois) son vrai visage

Une fois encore notre local l’Étincelle a été victime d’une agression lâche de la part de l’extrême droite. Dans le week-end du 8 au 11 janvier une intrusion a eu lieu dans notre local. Des fenêtres ont été cassées et du matériel a été volé et dégradé. Cette « action » a été revendiquée sur le groupe Ouest casual un « média » fasciste  viriliste, masculiniste, ultra violent très prisé par l’extrême droite radicale en France et en Europe. 

Les symboles sont forts. Des livres ont été brûlés en autodafé. Vous lisez bien, ces dignes descendants du nazisme ont brûlé des livres dans notre jardin. Et la présence sur leur photo du tristement célèbre crâne de la Waffen-SS et d’un salut nazi ne fait que renforcer cette filiation assumée. Inutile de dire à quel point cette action nous donne la gerbe et renforce notre envie de nous battre ici et maintenant contre cette extrême droite nauséabonde que beaucoup ont jeté bien trop rapidement dans les poubelles de l’Histoire.

Cette action s’inscrit plus globalement dans un contexte angevin délétère où l’extrême droite prend de plus en plus  confiance. Depuis plusieurs années on ne compte plus les agressions, les dégradations, les menaces en direction de tous les lieux et toutes les personnes qui ont le malheur de ne pas avoir la bonne couleur peau, pas les bonnes idées politiques, pas la bonne orientation sexuelle. Nous nous étonnons d’ailleurs de la complaisance de la justice à leur égard. Il y a quelques jours encore deux militants de l’Alvarium étaient relaxés pour des faits de violence (pourtant filmés par des passants). Quand le local d’extrême droite l’Alvarium revendique la création d’une salle de sport dans le centre-ville d’Angers nous ne pouvons qu’être encore plus inquiet·es pour la suite. Inquiet·es mais aussi déterminé·es à leur barrer le passage par tous les moyens à notre disposition.Et si nous avions un doute sur son positionnement politique plus que complaisant, la mairie, pourtant propriétaire du local, ne semble pas vouloir bouger le petit doigt face à de tels actes.

Aujourd’hui même nous apprenons que les autorités locales ont décidé d’expulser la réquisition de la Grande Ourse. Ces gouvernants sont plus prompts à des personnes à la rue en plein hiver que de prendre position contre l’extrême droite. On a les combats qu’on mérite. Soutien total et indéfectible à la Grande Ourse.

Plus que jamais à l’Étincelle comme ailleurs, nous ne baisserons pas la garde. Il est grand temps que nous prenions conscience du danger que représente cette extrême droite dans notre ville. Il est grand temps de s’occuper de l’extrême droite avant qu’elle s’occupe définitivement de nous.

La solidarité est notre arme.


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Toujours (difficilement) là

Bon, vous l’aurez remarqué, on ne brille pas par notre présence ces dernières semaines. On va pas vous mentir, le contexte actuel parvient bien à grignoter notre énergie et empêche nos possibilités, et on n’est pas les seul·e·s…

On espère bien revenir en 2031 (oups non en 2021) et retrouver quelques unes de nos meilleures habitudes : se retrouver pour échanger, débattre, concerter, manger, lire, flâner, paresser, etc.

En attendant, on peut quand même se croiser samedi prochain contre la loi de « Sécurité globale » à 14h30 au Jardin du Mail (Angers). Vous trouverez ici les attestations correspondantes.


Attestation d’appel à rassemblement pour le 28 novembre

Attestation de déplacement dérogatoire individuelle pour les manifestations

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Manif contre l’expulsion de la Grande Ourse

Le tribunal a rendu son verdict : la Grande Ourse ne bénéficiera d’aucun des délais généralement alloués aux squats avant leur expulsion.

Appel paru sur la page facebook de la Grande Ourse.

La Grande Ourse, c’est une quarantaine de personnes hébergées, un lieu de repos pour les nécessiteux-ses, une épicerie à prix libre, un bar associatif et surtout l’un des symboles angevins de la résistance au système mortifère qui nous domine. Le 1er septembre dernier se tenait l’audience des occupant-e-s du lieu, et le moins que l’on puisse dire c’est que le verdict est sévère. Même la trêve hivernale lui est retirée. La raison invoquée (existence d’une voie de fait alors qu’aucune effraction n’a été démontrée) permet en effet au juge de pouvoir ordonner l’expulsion sans délai des occupant-e-s. Un appel peut être lancé, mais dés que l’huissière sera passée, les habitant-e-s auront quinze jours pour quitter les lieux.

Cette décision suit une véritable politique anti squats au niveau local et national. Une nouvelle loi allant dans ce sens va bientôt voir le jour (voir l’article du DAL : https://www.droitaulogement.org/…/communique-alerte…/).
A Nantes, la police se montre complice de violences et d’exactions perpétrées sur des squatteureuses (voir ici : https://basse-chaine.info/... ). Dans l’ensemble des villes la justice durcit ses verdicts.
A Angers, des dizaines de personnes ont été mises à la rue ces dernières semaines alors que l’hiver approche à grands pas (voir là : https://basse-chaine.info/... ).

Si le cynisme et la brutalité des institutions qui le font fonctionner sont toujours plus présents, on ne leur cèdera rien!

Samedi 31 octobre, venez célébrer avec nous l’anniversaire de la Grande Ourse (le bâtiment avait ouvert ses portes le 1er novembre 2019), ainsi que le début de cette chère trêve hivernale. Rendez vous à 16h place de la Poissonnerie pour manifester contre l’expulsion du bâtiment et pour le relogement et la dignités de toutes les personnes à la rue. Le bar associatif de la Grande Ourse sera bien entendu ouvert après la marche…

VENEZ NOMBREUX, ON AURA BESOIN DU SOUTIEN DE TOUS ET TOUTES!!!

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